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Comprendre la santé hormonale

Parler d’hormonothérapie avec son ou sa professionnel·le de la santé

Cancer du sein : s’informer pour mieux comprendre

L’hormonothérapie suscite fréquemment des préoccupations en lien avec le cancer du sein. Les études montrent des nuances importantes selon les types d’hormones utilisées.

Pistes de réflexion pour les femmes

  • Dans la population générale, chez les femmes âgées de 50 à 59 ans, le risque de développer un cancer du sein est estimé à 23 cas pour 1 000 femmes sur une période de cinq ans.
  • Quel est mon risque individuel de cancer du sein? Il existe plusieurs facteurs de risques tels que :
    • plus de 40 ans
    • antécédents personnels de cancer du sein
    • antécédents familiaux (mère, sœur, fille, etc.) de cancer du sein
    • mutation BRCA1 ou BRCA2
    • densité mammaire élevée à la mammographie
    • ménarche précoce ou ménopause tardive
    • nulliparité ou première grossesse après 30 ans
    • surpoids et obésité après la ménopause
    • consommation d’alcool
    • cigarette
    • ne pas faire de l’exercice régulièrement (sédentarité)
    • utilisation de contraceptifs oraux (contiennent tous des progesTINES)
    • utilisation d’une hormonothérapie (avec progesTINE)
  • Quelles sont les différences entre les types d’hormonothérapie disponibles et leurs risques associés au cancer du sein?

Vous êtes un·e professionnel·le de la santé? Découvrez nos références :

  • Risque de cancer du sein tous facteurs de risque confondus.
  • Nelson HD et al. Medication Use to Reduce Risk of Breast Cancer: US Preventive Services Task Force Recommendation Statement. JAMA. 2019;322(9):857-866.
  • Mavaddat N et al. Prediction of breast cancer risk based on profiling with common genetic variants. J Natl Cancer Inst. 2015;107(5):djv036. 
  • Collaborative Group on Hormonal Factors in Breast Cancer. Lancet. 2012;379(9820):2292-2303.
  • Gierach GL et al. J Natl Cancer Inst. 2012;104(16):1218–1227.
  • Breast Cancer Risk Assessment Tool (Gail Model) – National Cancer Institute
  • Le risque de cancer du sein est augmenté (correspondant à environ 4 cas supplémentaires sur 1 000 femmes sur une période de 5 ans) avec l’utilisation de l’hormonothérapie conventionnelle (contenant des œstrogènes oraux et une progesTINE). Avec ce type d’hormonothérapie, ce risque est similaire à celui d’une femme en surpoids ou qui consomme plus de 2 verres de vin par jour.
  • Les études faites avec les estrogènes oraux seuls, dont l’étude WHI, montrent par ailleurs une diminution statistiquement significative du risque de cancer du sein (correspondant à environ 4 cas de moins sur 1 000 femmes sur une période de 5 ans).
  • Rossouw JE, Anderson GL, Prentice RL, LaCroix AZ, Kooperberg C, Stefanick ML, Jackson RD, Beresford SA, Howard BV, Johnson KC, Kotchen JM, Ockene J; Writing Group for the Women’s Health Initiative Investigators. Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women: principal results From the Women’s Health Initiative randomized controlled trial. JAMA. 2002 Jul 17;288(3):321-33.
  • Bluming AZ, Hodis HN, Langer RD. ‘Tis but a scratch: a critical review of the Women’s Health Initiative evidence associating menopausal hormone therapy with the risk of breast cancer. Menopause. 2023 Dec 1;30(12):1241-1245.
  • https://thebms.org.uk/wp-content/uploads/2023/01/WHC-Infographics-JANUARY-2023-BreastCancerRisks.pdf 
  • https://thebms.org.uk/wp-content/uploads/2022/12/12-BMS-TfC-Fast-Facts-HRT-and-Breast-Cancer-Risk-NOV2022-A.pdf
  • Practice Pearls : Considerations for Hormone Therapy Use in Survivors of Breast Cancer, The menopause society (May 29, 2025)
  • Bluming AZ. Hormone Replacement Therapy After Breast Cancer: It Is Time. Cancer J. 2022 May-Jun 01;28(3):183-190.
  • Chlebowski RT, Kuller LH, Prentice RL, Stefanick ML, Manson JE, Gass M, Aragaki AK, Ockene JK, Lane DS, Sarto GE, Rajkovic A, Schenken R, Hendrix SL, Ravdin PM, Rohan TE, Yasmeen S, Anderson G; WHI Investigators. Breast cancer after use of estrogen plus progestin in postmenopausal women. N Engl J Med. 2009 Feb 5;360(6):573-87.
  • Manson J, Branch H. The women’s health initiative: the latest findings from long-term follow-up. Womens Health (Lond). 2014 Mar;10(2):125-8.
  • Chlebowski RT, Anderson GL, Aragaki AK, Manson JE, Stefanick ML, Pan K, Barrington W, Kuller LH, Simon MS, Lane D, Johnson KC, Rohan TE, Gass MLS, Cauley JA, Paskett ED, Sattari M, Prentice RL. Association of Menopausal Hormone Therapy With Breast Cancer Incidence and Mortality During Long-term Follow-up of the Women’s Health Initiative Randomized Clinical Trials. 2020 Jul 28;324(4):369-380.
  • Yang Z, Hu Y, Zhang J, et al. Estradiol therapy and breast cancer risk in perimenopausal and postmenopausal women: a systematic review and meta-analysis. Gynecol Endocrinol 2017;33:87–92.
  • Les études menées sur une période de 5 ans avec l’estradiol-17β associé à la progestérone micronisée n’ont pas mis en évidence d’augmentation du risque de cancer du sein.
  • Fournier A, Berrino F, Clavel-Chapelon F. Unequal risks for breast cancer associated with different hormone replacement therapies: results from the E3N cohort study. Breast Cancer Res Treat. 2008;107(1):103–111.
  • Asi N, Mohammed K, Haydour Q, Gionfriddo MR, Vargas OL, Prokop LJ, Faubion SS, Murad MH. Progesterone vs. synthetic progestins and the risk of breast cancer: a systematic review and meta-analysis. Syst Rev. 2016 Jul 26;5(1):121.
  • Abenhaim, H. A., Suissa, S., Azoulay, L., Spence, A. R., Czuzoj-Shulman, N., & Tulandi, T. (2022). Menopausal Hormone Therapy Formulation and Breast Cancer Risk. Obstetrics and Gynecology, 139(6), 1103–1110.
  • Stute P, Wildt L, Neulen J. The impact of micronized progesterone on breast cancer risk: a systematic review. Climacteric 2018;21:111–22.
  • Vinogradova Y, Coupland C, Hippisley-Cox J. Use of hormone replacement therapy and risk of breast cancer: nested case-control studies using the QResearch and CPRD databases. BMJ 2020;371:m3873.
  • Newson LR, Lass A. Effectiveness of transdermal œstradiol and natural micronised progesterone for menopausal symptoms. Br J Gen Pract. 2018 Oct;68(675):499-500.
  • Lieberman, A., & Curtis, L. (2017). In Defense of Progesterone: A Review of the Literature. Alternative Therapies in Health and Medicine, 23(6), 24–32.
  • Les chercheur·euses n’observent pas d’augmentation du risque d’autres cancers lorsque l’hormonothérapie bioidentique (l’estradiol-17β et la progestérone micronisée) est strictement utilisée.
  • MacLennan AH. HRT in difficult circumstances: are there any absolute contraindications? 2011 Aug;14(4):409-17.
  • L’activation du récepteur de la progestérone par la progestérone dans les cellules mammaires diminue la prolifération normalement induite par la stimulation du récepteur des œstrogènes par les œstrogènes. L’action de la progestérone sur le sein, via le récepteur de la progestérone, semble avoir des effets protecteurs contre le cancer du sein. En revanche, l’acétate de médroxyprogestérone, la progesTINE qui a été la plus prescrite en Amérique du Nord jusqu’à récemment, augmente le risque de cancer du sein.
  • Mohammed H, Russell IA, Stark R, Rueda OM, Hickey TE, Tarulli GA et al.: Progesterone receptor modulates ERalpha action in breast cancer. Nature 2015, 523: 313-317.
  • Writing Group for the Women s Health Initiative Investigators. (2002). Risks and Benefits of Estrogen Plus Progestin in Healthy Postmenopausal Women: Principal Results from the Women’s Health Initiative Randomized Controlled Trial. Journal- American Medical Association288, 321–333.
  • Il existe une augmentation statistiquement significative du risque de cancer du sein chez les utilisatrices de contraceptifs hormonaux (incluant le stérilet avec hormones) par rapport aux non-utilisatrices chez les femmes en âge de procréer. Tous les contraceptifs hormonaux contiennent une progesTINE (associée ou non à des œstrogènes).
  • Torres-de la Roche, L. A., Acevedo-Mesa, A., Lizarazo, I. L., Devassy, R., Becker, S., Krentel, H., De Wilde, R. L., & Cos, S. (2023). Hormonal Contraception and the Risk of Breast Cancer in Women of Reproductive Age: A Meta-Analysis. Cancers, 15(23).

Risque thrombo-embolique veineux et hormonothérapie

La littérature scientifique a démontré la sécurité de l’estradiol-17β transdermique en ce qui concerne le risque thrombo-embolique veineux, y compris chez les femmes présentant des prédispositions génétiques telles que la mutation du facteur V de Leiden et la mutation du gène prothrombine G20210A. Cette forme d’administration s’est également avérée sécuritaire chez les femmes ayant des antécédents personnels de thrombo-embolie veineuse (thrombophlébite profonde et embolie pulmonaire).

Pistes de réflexion pour les femmes

  • Dans la population générale, chez les femmes âgées de 50 à 59 ans, le risque d’incidence de thrombo-embolie veineuse est de 5 cas sur 1 000 femmes sur une période de 5 ans.
  • Chez les femmes de 60-69 ans, ce risque passe à 8 femmes sur 1 000 sur une période de 5 ans.

  • Quelle est l’option la plus sécuritaire pour moi?

Vous êtes un·e professionnel·le de la santé? Découvrez nos références :

  • Il existe une légère augmentation du risque de thrombo-embolie (caillot) veineuse si l’on prend l’œstrogène sous forme de comprimé oral (équivalent à environ 1,5 cas supplémentaire sur 1 000 femmes sur une période de 5 ans chez les femmes de 50-59 ans et de 2,5 cas supplémentaires chez les femmes de 60-69 ans.)
  • MHRA, Table 2 : Detailed summary of relative and absolute risks and benefits during current use from age of menopause and up to age 69, per 1000 women with 5 years or 10 years use of HRT.
  • Rossouw JE, et al; Writing Group for the Women’s Health Initiative Investigators. Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women: principal results From the Women’s Health Initiative randomized controlled trial. 2002 Jul 17;288(3):321-33.
  • Il existe une augmentation du risque de thrombo-embolie (caillot) veineuse si l’on prend une progesTINE (équivalent à environ 7 cas supplémentaires sur 1 000 femmes sur une période de 5 ans chez les femmes de 50-59 ans et de 10 cas supplémentaires chez les femmes de 60-69 ans.)
  • MHRA, Table 2 : Detailed summary of relative and absolute risks and benefits during current use from age of menopause and up to age 69, per 1000 women with 5 years or 10 years use of HRT.
  • Rossouw JE, et al; Writing Group for the Women’s Health Initiative Investigators. Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women: principal results From the Women’s Health Initiative randomized controlled trial. 2002 Jul 17;288(3):321-33.
  • La littérature scientifique a démontré que l’estradiol-17β transdermique en hormonothérapie est sécuritaire et qu’il n’y a pas d’augmentation du risque thrombo-embolique veineux, incluant les femmes ayant une prédisposition génétique.
  • Marianne Canonico et Pierre-Yves Scarabin, «Traitement hormonal de la ménopause et risque de thrombose veineuse – L’étude ESTHER ouvre de nouvelles perspectives», médecine/sciences, Volume 24, Number 3, Mars 2008.
  • Scarabin PY. Progestogens and venous thromboembolism in menopausal women: an updated oral versus transdermal estrogen metaanalysis. Climacteric. 2018 Aug;21(4):341-345. 
  • Straczek C, Oger E, Yon de Jonage-Canonico MB, Plu-Bureau G, Conard J, Meyer G, Alhenc-Gelas M, Lévesque H, Trillot N, Barrellier MT, Wahl D, Emmerich J, Scarabin PY; Estrogen and Thromboembolism Risk (ESTHER) Study Group. Prothrombotic mutations, hormone therapy, and venous thromboembolism among postmenopausal women: impact of the route of estrogen administration. Circulation. 2005 Nov 29;112(22):3495-500.
  • Morris G, Talaulikar V. Hormone replacement therapy in women with history of thrombosis or a thrombophilia. Post Reprod Health. 2023 Mar;29(1):33-41.
  • Selon les études disponibles, la progestérone micronisée n’augmente pas le risque thromboembolique, contrairement aux progesTINES lorsqu’ajoutées aux œstrogènes oraux ou non bio-identiques.
  • Van Hylckama Vlieg A, Helmerhorst FM, Vandenbroucke JP, Doggen CJ, Rosendaal FR. The venous thrombotic risk of oral contraceptives, effects of oestrogen dose and progestogen type: results of the MEGA case-control study. BMJ. 2009 Aug 13;339:b2921.
  • Lieberman, A., & Curtis, L. (2017). In Defense of Progesterone: A Review of the Literature. Alternative Therapies in Health and Medicine, 23(6), 24–32.
  • Morris G, Talaulikar V. Hormone replacement therapy in women with history of thrombosis or a thrombophilia. Post Reprod Health. 2023 Mar;29(1):33-41.

Santé cardiovasculaire et hormonothérapie

Saviez-vous que l’hormonothérapie conventionnelle (avec une progesTINE) ou bioidentique (avec de la progestérone), débutée à la périménopause ou dans les 10 ans suivant la ménopause, diminue le risque de coronaropathie (infarctus du myocarde) et de mortalité toutes causes confondues, en raison des nombreux bénéfices des œstrogènes, mais que certaines formes sont plus sécuritaires.

Pistes de réflexion pour les femmes

  • Dans la population générale, chez les femmes de 50 à 59 ans, l’incidence des maladies coronarienne est de 9 cas pour 1 000 femmes sur une période de 5 ans.  Ce taux passe à 18 cas pour 1 000 femmes chez les femmes âgées de 60 à 69 ans.
  • Quelle est l’option la plus sécuritaire pour moi?

Vous êtes un·e professionnel·le de la santé? Découvrez nos références :

  • Tel que mentionné dans le guide de l’INESSS, dans certaines conditions (diabète de type 2, dyslipidémie, hypertension artérielle, migraine avec ou sans aura, tabagisme, maladies inflammatoires de l’intestin, malabsorption, syndrome métabolique et obésité), il est recommandé d’envisager l’utilisation de l’estradiol-17β transdermique et non la forme orale de l’estradiol-17β.
  • L’hormonothérapie conventionnelle (avec une progesTINE) ou bioidentique (avec de la progestérone), diminue les risques d’infarctus du myocarde mortels et non mortels. La diminution du risque est estimée à 4 cas de moins sur 1 000 avec l’hormonothérapie conventionnelle si débutée dans les 10 ans suivants la ménopause. Cette diminution du risque d’infarctus serait encore plus importante avec l’estradiol-17β transdermique et la progestérone.
  • El Khoudary SR, Aggarwal B, Beckie TM, Hodis HN, Johnson AE, Langer RD, Limacher MC, Manson JE, Stefanick ML, Allison MA; American Heart Association Prevention Science Committee of the Council on Epidemiology and Prevention; and Council on Cardiovascular and Stroke Nursing. Menopause Transition and Cardiovascular Disease Risk: Implications for Timing of Early Prevention: A Scientific Statement From the American Heart Association. Circulation. 2020 Dec 22;142(25):e506-e532. Lee E, Anselmo M, Tahsin CT, et al. Vasomotor symptoms of menopause, autonomic dysfunction, and cardiovascular disease. Am J Physiol Heart Circ Physiol. 2022;323(6):H1270–H1280.
  • Hodis HN, Mack WJ. Menopausal Hormone Replacement Therapy and Reduction of All-Cause Mortality and Cardiovascular Disease: It Is About Time and Timing. Cancer J. 2022 May-Jun 01;28(3):208-223.
  • Hamoda H, Panay N, Pedder H, Arya R, Savvas M. The British Menopause Society & Women’s Health Concern 2020 recommendations on hormone replacement therapy in menopausal women. Post Reprod Health. 2020 Dec;26(4):181-209.
  • Mueck AO. Postmenopausal hormone replacement therapy and cardiovascular disease: the value of transdermal estradiol and micronized progesterone. Climacteric. 2012 Apr;15 Suppl 1:11-7.
  • Miller VM, Naftolin F, Asthana S, Black DM, Brinton EA, Budoff MJ, Cedars MI, Dowling NM, Gleason CE, Hodis HN, Jayachandran M, Kantarci K, Lobo RA, Manson JE, Pal L, Santoro NF, Taylor HS, Harman SM. The Kronos Early Estrogen Prevention Study (KEEPS): what have we learned? Menopause. 2019 Sep;26(9):1071-1084.
  • Les œstrogènes exercent un effet vasodilatateur et protègent les artères par des mécanismes multiples. Certaines progesTINES, mais non la progestérone, peuvent avoir des effets négatifs sur le système endothélial (couche unique de cellules qui tapisse l’intérieur des vaisseaux sanguins). C’est un système essentiel à la protection cardiovasculaires.  Dans une étude, la progestérone s’est avérée aussi efficace que l’œstradiol pour augmenter le flux sanguin.

  • Quyyumi AA: Endothelial function in health and disease: new insights into the genesis of cardiovascular disease. Am J Med 1998, 105: 32S-39S.
  • Mather KJ, Norman EG, Prior JC, Elliott TG: Preserved forearm endothelial responses with acute exposure to progesterone: a randomized cross-over trial of 17-b estradiol, progesterone, and 17-b estradiol with progesterone in healthy menopausal women. J Clin Endocrinol Metab 2000, 85: 4644-4649.
  • Les hormones bioidentiques, en particulier l’estradiol administré par voie transdermique, contribuent à l’amélioration du profil lipidique, réduisant ainsi l’un des facteurs de risque associés aux maladies cardiovasculaires.
  • Beazer JD, Freeman DJ. Estradiol and HDL Function in Women – A Partnership for Life. J Clin Endocrinol Metab. 2022 Apr 19;107(5):e2192-e2194.
  • Karim R, Mack WJ, Lobo RA, Hwang J, Liu CR, Liu CH, Sevanian A, Hodis HN. Determinants of the effect of estrogen on the progression of subclinical atherosclerosis: Estrogen in the Prevention of Atherosclerosis Trial. 2005 Jul-Aug;12(4):366-73.
  • Une femme sous hormonothérapie féminine bioidentique ayant un infarctus du myocarde n’aurait pas besoin d’interrompre son traitement hormonal selon les recommandations de la British Menopause Society.
  • BRITISH MENOPAUSE SOCIETY en mars 2024 : https://thebms.org.uk/wp-content/uploads/2024/03/21-BMS-TfC-HRT-after-myocardial-infarction-MARCH2024-A.pdf.
    • Pour les femmes ayant eu un infarctus du myocarde, une thrombose veineuse profonde (TVP), une embolie pulmonaire (EP), un AVC ou présentant des facteurs de risques cardiovasculaires :
      • La voie d’administration est importante : utiliser l’estradiol 17β
      • Prescrire la progestérone micronisée plutôt qu’une progesTINE.
      • Débuter lentement l’estradiol 17β avec une faible posologie qui augmente progressivement au fil des semaines jusqu’à une posologie adéquate.
      • Travailler en collaboration avec un expert en hormonothérapie féminine (collègue expérimenté) peut apporter un soutien précieux dans la gestion du traitement.
  • Y a-t-il une façon sécuritaire de prescrire l’hormonothérapie chez les femmes de plus de 60 ans?
    • Prescrire l’estradiol 17β par la voie transdermique (et non par voie orale) et de la progestérone micronisée (et non une progesTINE).
  • Baber RJ, Panay N, Fenton A, IMS Writing Group. 2016 IMS Recommendations on womens midlife health and menopause hormone therapy. Climacteric. 2016;19(2):109–150.
  • Faubion SS, et  al. The 2022 hormone therapy position statement of The North American Menopause Society. 2022;29(7):767–794.
  • Goldstajn SM, Mikus M, Ferrari FA, Bosco M, Uccella S, Noventa M, Torok P, Terzic S, Lagana AS, Garzon S. Effects of transdermal versus oral hormone replacement therapy in postmenopause: a systemic review. Arch Gynecol Obstet. 2022;
    • Étant donné l’effet stimulant de l’estradiol 17β sur le système sympathique (à un certain taux sérique qui est variable pour chaque femme), il est préférable de commencer progressivement, à de petites posologies, sur plusieurs jours, voire semaines.
    • L’hormonothérapie conventionnelle suggère qu’il n’y a aucune variation significative de l’incidence des maladies coronariennes observée chez les femmes ayant amorcé un traitement hormonal plus de dix ans après le début de la ménopause.     
  • Boardman HM, Hartley L, Eisinga A, Main C, Roqué i Figuls M, Bonfill Cosp X, Gabriel Sanchez R, Knight B. Hormone therapy for preventing cardiovascular disease in post- menopausal women. Cochrane Database Syst Rev. 2015 Mar 10;(3):CD002229.
    • Avec l’œstradiol-17β (oral et transdermique) avec ou sans progestatif, les données disponibles suggèrent une diminution de l’ordre de 50 %.
  • Mikkola TS, Tuomikoski P, Lyytinen H, Korhonen P, Hoti F, Vattulainen P, Gissler M, Ylikorkala O. Estradiol-based postmenopausal hormone therapy and risk of cardiovascular and all-cause mortality. Menopause. 2015 Sep;22(9):976-83.
    • Il n’y a plus de recommandations stipulant l’arrêt systématique de l’hormonothérapie après l’âge de 60 ans.
  • Manson JE, Aragaki AK, Rossouw JE, Anderson GL, Prentice RL, LaCroix AZ, Chlebowski RT, Howard BV, Thomson CA, Margolis KL, Lewis CE, Stefanick ML, Jackson RD, Johnson KC, Martin LW, Shumaker SA, Espeland MA, Wactawski-Wende J; WHI Investigators. Menopausal Hormone Therapy and Long-term All-Cause and Cause-Specific Mortality: The Women’s Health Initiative Randomized Trials. 2017 Sep 12;318(10):927-938. 
  • “The 2022 Hormone Therapy Position Statement of The North American Menopause Society” Advisory Panel. The 2022 hormone therapy position statement of The North American Menopause Society. 2022 Jul 1;29(7):767-794.
  • Cagnacci A, Gambacciani M, Gallo M, et Recommendations on menopausal hormone replacement therapy. Minerva Ginecol. 2019;71(6):395–403.

Ostéoporose et hormonothérapie

Une femme ménopausée sur deux sera atteinte d’ostéoporose au cours de sa vie. L’hormonothérapie permet de compenser la carence en œstrogènes associée à la périménopause-ménopause, contribuant ainsi à prévenir la perte osseuse et, dans certains cas, à la restaurer.

Pistes de réflexion pour les femmes

  • Dans la population générale, il y a 15 fractures par an (environ 75 fractures après 5 ans) pour 1 000 femmes âgées de 50 à 59 ans et 21 (environ 105 fractures après 5 ans) chez les femmes âgées de 60-69 ans.

Vous êtes un·e professionnel·le de la santé? Découvrez nos références :

  • La prise d’un traitement hormonal (THS) peut aider à prévenir, voire à inverser la perte osseuse, et peut réduire le risque de fractures de 50 % chez les femmes âgées de 50-59 ans (diminution d’environ 7 cas par an). Cela s’explique par le fait que l’œstrogène ralentit le rythme de la dégradation osseuse et favorise la formation de nouvel os.
  • Morin SN, et al.; pour le groupe d’actualisation des lignes directrices 2023 d’Ostéoporose Canada. Actualisation 2023 des lignes directrices de pratique clinique pour la prise en charge de l’ostéoporose et la prévention des fractures au Canada. CMAJ. 2023 Nov 26;195(46):E1585-E1603.
  • Gambacciani M, Levancini M. Hormone replacement therapy and the prevention of postmenopausal osteoporosis. Prz Menopauzalny. 2014 Sep;13(4):213-20.
  • S. Food and Drug Administration (FDA). “Menopause and Hormones: Common Questions”.
  • FDA-approved labeling for estrogen and estrogen/progestin therapies (e.g., Premarin®, Estrace®, Climara®, etc.)
  • van Staa TP, Dennison EM, Leufkens HG, Cooper C. Epidemiology of fractures in England and Wales. Bone. 2001 Dec;29(6):517-22.
  • Prior JC, Kalyan S, Seifert-Klauss V. Randomized Trials Show Greater Increases in Bone Mineral Density on Estrogen-Progestin than Estrogen alone-co-therapy increases bone formation. jbmr 28[Suppl 1]. 2013.
  • On note aussi des bénéfices chez des femmes plus âgées débutant l’hormonothérapie plus de 10 ans après la ménopause (environ 5 fractures de moins par an ou environ 25 fractures de moins sur une période de 5 ans).
  • Villareal DT, Binder EF, Williams DB, Schechtman KB, Yarasheski KE, Kohrt WM. Bone mineral density response to estrogen replacement in frail elderly women: a randomized controlled trial. JAMA. 2001 Aug 15;286(7):815-20.

Diabète de type 2 et hormonothérapie

L’hormonothérapie contribue à réduire le risque de diabète de type 2 et de syndrome métabolique.

Pistes de réflexion pour les femmes

  • On estime qu’il y a environ 15 % (150 femmes sur 1 000) des femmes de 50-59 ans qui souffrent de diabète de type 2 et 20 % des femmes (200 femmes sur 1 000) chez les 60-69 ans.

*Note : sur les images, un pictogramme représente 10 femmes.

Source : Understanding the benefits and risks of HRT: downloadable visual aids

Vous êtes un·e professionnel·le de la santé? Découvrez nos références :

  • L’hormonothérapie à base d’œstrogènes permet de réduire l’obésité abdominale, la résistance à l’insuline, l’incidence du diabète de novo, les taux de lipides, la pression artérielle, les molécules d’adhésion ainsi que les facteurs procoagulants chez les femmes non diabétiques. Chez les femmes atteintes de diabète, elle diminue également la résistance à l’insuline et la glycémie à jeun. Ces effets métaboliques se traduisent par une réduction estimée de l’incidence du diabète de 45 femmes sur 1 000 âgées de 50 à 59 ans sur une période de cinq ans.
  • Salpeter SR, Walsh JM, Ormiston TM, Greyber E, Buckley NS, Salpeter EE. Meta-analysis: effect of hormone-replacement therapy on components of the metabolic syndrome in postmenopausal women. Diabetes Obes Metab. 2006 Sep;8(5):538-54.
  • The NAMS 2017 Hormone Therapy Position Statement Advisory Panel. The 2017 hormone therapy position statement of The North American Menopause Society. Menopause. 2017 Jul;24(7):728-753.

Dosage : un outil pour adapter le traitement

Les bilans sanguins, toujours interprétés en fonction de l’histoire médicale complète, sont utiles pour exclure certains diagnostics chez les femmes en préménopause et en ménopause présentant des symptômes pouvant s’apparenter à certaines conditions médicales. Les analyses sanguines peuvent également être utiles pour mieux comprendre les symptômes d’excès ou de carence en hormones féminines et ajuster un traitement hormonal de façon plus précise. Un bilan permet au professionnel·le de la santé d’effectuer une prise en charge globale.

Pistes de réflexion pour les femmes

  • Mes bilans sont normaux, suis-je en préménopause? La préménopause est un diagnostic clinique et non uniquement sérologique.
  • Quels bilans sanguins sont recommandés selon mes symptômes avant de commencer une hormonothérapie?
  • Comment mon traitement peut-il être adapté en fonction de mes symptômes et/ou de mes résultats d’analyse?

Vous êtes un·e professionnel·le de la santé? Découvrez nos références :

  • La préménopause (cycles menstruels généralement réguliers), la périménopause (cycles menstruels devenant irréguliers) et la ménopause sont des diagnostics cliniques.
  • Les bilans sanguins doivent êtres tout d’abord utilisés pour exclure certaines pathologies et doivent être individualisés afin d’optimiser l’efficacité et la sécurité du traitement.
  • Les bilans sanguins peuvent servir d’outils pour aider à différencier les symptômes d’excès ou de carences (incluant les problèmes d’absorption).
  • Glynne S, Reisel D, Kamal A, Neville A, McColl L, Lewis R, Newson L. The range and variation in serum estradiol concentration in perimenopausal and postmenopausal women treated with transdermal estradiol in a real-world setting: a cross-sectional study. 2025 Feb 1;32(2):103-111.
  • Outil d’aide à la prise en charge : Prise en charge des manifestations cliniques liées à la ménopause par l’hormonothérapie, INESSS, Septembre 2024, p. 8.
  • Estrogel : monographie de produit, révisé le 6 mars 2024, p. 5
  • Singh I, Morris AP. Performance of transdermal therapeutic systems: Effects of biological factors. Int J Pharm Investig. 2011 Jan;1(1):4-9. doi: 10.4103/2230-973X.76721.
  • Les taux « physiologiques », c’est-à-dire des taux sériques d’œstradiol similaires à ceux des femmes qui ont leurs règles, correspondent à des taux d’œstradiol d’environ 110 à 1 300 pmol/L.
  • Kuhl H. Pharmacology of estrogens and progestogens: influence of different routes of administration. Climacteric. 2005 Aug;8 Suppl 1:3-63.
  • Les jeunes femmes ont souvent besoin d’une posologie plus élevées d’œstradiol dans leur traitement hormonal pour atteindre des niveaux physiologiques optimaux.
  • Kaunitz AM. Transdermal and vaginal estradiol for the treatment of menopausal symptoms: the nuts and bolts. Menopause. 2012 Jun;19(6):602-3.
  • Les recherches suggèrent que le taux sérique d’estradiol optimal pour soulager les symptômes de la ménopause se situe autour de 400 pmol/L pour la plupart des femmes.
  • de Lignieres B. Hormone replacement therapy: clinical benefits and side-effects. Maturitas. 1996 May;23 Suppl:S31-6. doi: 10.1016/s0378-5122(96)90012-2.
  • Steingold KA, Laufer L, Chetkowski RJ, DeFazio JD, Matt DW, Meldrum DR, Judd HL. Treatment of hot flashes with transdermal estradiol administration. J Clin Endocrinol Metab. 1985 Oct;61(4):627-32.
  • Glynne S, Reisel D, Kamal A, Neville A, McColl L, Lewis R, Newson L. The range and variation in serum estradiol concentration in perimenopausal and postmenopausal women treated with transdermal estradiol in a real-world setting: a cross-sectional study. Menopause. 2025 Feb 1;32(2):103-111.
  • Certaines études démontrent que certains taux sériques sont favorables pour la prévention de maladies cardiovasculaires et pour le maintien de la densité osseuse.
  • Glynne S, Reisel D, Kamal A, Neville A, McColl L, Lewis R, Newson L. The range and variation in serum estradiol concentration in perimenopausal and postmenopausal women treated with transdermal estradiol in a real-world setting: a cross-sectional study. 2025 Feb 1;32(2):103-111.
  • BAIREY MERZ C. N., JOHNSON B. D., SHARAF, B. L., et al., Hypoestrogenemia of hypothalamic origin and coronary artery disease in premenopausal women: A report from the NHLBI-sponsored WISE study, Journal of the American College of Cardiology, 2003, vol. 41, p. 413-419.
  • LFIE J., LUGONES, L., BELARDO, A., et al., Hemodynamic effects of transdermal estradiol alone and combined with norethisterone acetate, Maturitas, 1997, vol. 27, p. 163-169.
  • À la ménopause, les taux de FSH et de LH sont généralement élevés et supérieurs à 25 UI/L. Ces taux ne peuvent être utilisés seuls pour porter un diagnostic de ménopause, ces taux pouvant s’élever avant la ménopause.

Progestérone : comprendre les différentes options

La littérature actuelle sur la santé des femmes, tant chez les profanes que chez les médecins, considère la progestérone, l’hormone humaine produite par les ovaires, dans la même catégorie que ses « imitations » qui sont pourtant différents chimiquement. Les progestagènes (terme utilisé par l’INESSS) comprennent à la fois la progestérone et les progesTINES conçus pour imiter ses actions de la progestérone au niveau de l’endomètre1.

Il est important de savoir que les progesTINES possèdent plusieurs propriétés différentes de la progestérone en dehors de l’utérus.

Malheureusement, le guide de l’INESSS ne distingue pas ces deux types d’hormones dans son analyse des risques et bénéfices de l’hormonothérapie, ce qui peut entretenir la confusion chez les professionnel·les de la santé et chez les patientes.

Il est démontré que la progestérone présente un grand nombre d’effets bénéfiques, notamment plusieurs effets au niveau du système nerveux central, et présente un profil sécuritaire.

Référence :

  1. Hapgood, J. P., Africander, D., Louw, R., Ray, R. M., & Rohwer, J. M. (2014). Potency of progestogens used in hormonal therapy: Toward understanding differential actions. Journal of Steroid Biochemistry and Molecular Biology, 142, 39–47.

Pistes de réflexion pour les femmes

  • Quelle est la différence entre la progestérone et les progesTINES? Quels sont les risques des progesTINES sur ma santé?
  • Est-ce que le progestatif que je prends est sécuritaire?

Vous êtes un·e professionnel·le de la santé? Découvrez nos références :

  • Il n’existe qu’un seul type de progestérone, mais il y a plusieurs voies d’administration.
  • Il existe différents types de progesTINES (ex. : acétate de médroxyprogestérone, noréthindrone, lévonorgestrel, drospirénone) et également plusieurs voies d’administration.
  • L’utilisation d’œstrogènes avec une progesTINE plutôt qu’avec de la progestérone augmente le risque d’effets indésirables graves, dont que le cancer du sein. C’est aussi un traitement inférieur, car les avantages liés à la progestérone, entre autres l’amélioration du sommeil et son effet calmant sur le système nerveux, ne se produiront pas.
  • Prior JC: Progesterone or progestin as menopausal ovarian hormone therapy: recent physiology-based clinical evidence. Curr Opin Endocrinol Diabetes Obes 2015, 22: 495-501.
  • Prior JC, Cameron A, Fung M, Hitchcock CL, Janssen P, Lee T, Singer J. Oral micronized progesterone for perimenopausal night sweats and hot flushes a Phase III Canada-wide randomized placebo-controlled 4 month trial. Sci Rep. 2023 Jun 5;13(1):9082.
  • Campagnoli C, Abbà C, Ambroggio S, Lotano MR, Peris C. Differential effects of various progestogens on metabolic risk factors for breast cancer. Gynecol Endocrinol. 2007 Oct;23 Suppl 1:22-31.
  • Asi N, Mohammed K, Haydour Q, Gionfriddo MR, Vargas OL, Prokop LJ, Faubion SS, Murad MH. Progesterone vs. synthetic progestins and the risk of breast cancer: a systematic review and meta-analysis. Syst Rev. 2016 Jul 26;5(1):121. 
  • La progestérone et la protection endométriale : l’épaisseur endométriale chez les femmes présentant des saignements non planifiés sous 17β-estradiol transdermique associé à de la progestérone micronisée n’était pas liée à la dose de THM. La posologie de progestérone doit être ajustée en fonction du profil hormonal (taux sérique d’estradiol, la voie d’administration de la progestérone et le type de schéma d’administration de la progestérone (cyclique ou en continu), du risque individuel (obésité, facteurs métaboliques, SOPK, hypertension, antécédents médicaux)) et de la tolérance, plutôt que fixée mécaniquement en fonction de la dose d’estradiol utilisée.
  • Glynne S, Kamal A, Neville A, McColl L, Naji O, Newson L, Reisel D. Endometrial thickness and pathology in postmenopausal women with bleeding on transdermal 17β-estradiol plus body-identical progesterone. Arch Gynecol Obstet. 2025 Sep 4.
  • La progestérone a des effets bénéfiques sur la santé cérébrale par notamment ses propriétés anxiolytiques. De plus, la progestérone agit favorablement sur la qualité du sommeil : capacité à s’endormir plus rapidement, sommeil profond moins perturbé et augmentation globale de la durée totale du sommeil.
  • Oral micronized progesterone for perimenopausal night sweats and hot flushes a Phase III Canada-wide randomized placebo-controlled 4 month trial, Prior JC, Cameron A, Fung M, Hitchcock CL, Janssen P, Lee T, Singer J. Sci Rep. 2023 Jun 5;13(1):9082 / Erratum in: Sci Rep. 2024 Jul 27;14(1):17229.
  • Behrman S, Crockett C. Severe mental illness and the perimenopause. BJPsych Bulletin. 2024;48(6):364-370. doi:10.1192/bjb.2023.89.
  • Progesterone, reproduction, and psychiatric illness, Standeven LR, McEvoy KO, Osborne LM. Best Pract Res Clin Obstet Gynaecol. 2020 Nov;69:108-126.
  • Beyond the HPA Axis: Progesterone-Derived Neuroactive Steroids in Human Stress and Emotion, Wirth MM. Front Endocrinol (Lausanne). 2011 Aug 11;2:19.
  • Allopregnanolone as a mediator of affective switching in reproductive mood disorders, Schiller CE, Schmidt PJ, Rubinow DR. Psychopharmacology (Berl). 2014 Sep;231(17):3557-67.
  • Progesterone prevents sleep disturbances and modulates GH, TSH, and melatonin secretion in postmenopausal women, Caufriez A, Leproult R, L’Hermite-Balériaux M, Kerkhofs M, Copinschi G. J Clin Endocrinol Metab. 2011 Apr;96(4):E614-23.
  • Changes in Sleep Quality after Hormone Replacement Therapy with Micronized Progesterone in Japanese Menopausal Women: A Pilot Study, Ogawa M, Makita K, Takamatsu K, Takahashi T. J Menopausal Med. 2025 Apr;31(1):45-50.
  • Efficacy of Micronized Progesterone for Sleep: A Systematic Review and Meta-analysis of Randomized Controlled Trial Data, Nolan BJ, Liang B, Cheung AS. J Clin Endocrinol Metab. 2021 Mar 25;106(4):942-951.
  • Schussler P, Kluge M, Yassouridis A, Dresler M, Held K, Zihl J et al.: Progesterone reduces wakefulness in sleep EEG and has no effect on cognition in healthy postmenopausal women. Psychoneuroendocr 2008, 33: 1124-1131.
  • La progestérone a des propriétés antihypertensives.
  • Sitruk-Ware R, Bricaire C, De Lignieres B, Yaneva H, Mauvais-Jarvis P. Oral micronized progesterone. Bioavailability pharmacokinetics, pharmacological and therapeutic implications–a review. Contraception. 1987 Oct;36(4):373-402.
  • Kuhl H. Pharmacokinetics of oestrogens and progestogens. 1990 Sep;12(3):171-97.
  • La progestérone a des effets bénéfiques sur le système osseux. La progestérone, agissant par l’intermédiaire de son propre récepteur de progestérone sur l’ostéoblaste (cellule formant les os), stimule la formation de nouvelles cellules osseues. Cela se fait de deux manières : en augmentant le nombre d’ostéoblastes et en augmentant la capacité des ostéoblastes à établir la « fondation » protéique de l’os appelée ostéoïde.
  • Prior JC. Progesterone for the prevention and treatment of osteoporosis in women. 2018 Aug;21(4):366-374. 
  • Schmidmayr M, Magdolen U, Tubel J, Kiechle-Bahat M, Burgkart R, Seifert-Klauss V: Progesterone Enhances Differentiation of Primary Human Osteoblasts in Long-Term Cultures. The Influence of Concentration and Cyclicity of Progesterone on Proliferation and Differentiation of Human Osteoblasts in Vitro. Geburtsh Fraunenheilk 2008, 68: 1-6.
  • Li D, Hitchcock CL, Barr SI, Yu T, Prior JC: Negative Spinal Bone Mineral Density Changes and Subclinical Ovulatory Disturbances–Prospective Data in Healthy Premenopausal Women With Regular Menstrual Cycles. Epidemiol Rev 2014, 36: 147.
  • La progestérone est associée à une diminution du risque du cancer du côlon et de l’utérus. En plus, des données indiquent que la progestérone pourrait exercer un effet protecteur sur le système cardiovasculaire, participant ainsi à la prévention des maladies cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.
  • Lieberman, A., & Curtis, L. (2017). In Defense of Progesterone: A Review of the Literature. Alternative Therapies in Health and Medicine, 23(6), 24–32.

Faire équipe avec son médecin

L’hormonothérapie est une décision qui mérite une discussion approfondie. Si votre médecin ne possède pas toutes les informations nécessaires, il est possible de consulter un·e spécialiste en santé hormonale. Une approche personnalisée permet d’optimiser les bienfaits tout en minimisant les risques.