RPHBQ

À propos

Qui sommes-nous?

Le Regroupement des professionnel·les en hormonothérapie bioidentique féminine du Québec (RPHBQ) a été fondé dans le but d’offrir aux professionnel·les de la santé et aux femmes des informations fiables, pertinentes et accessibles sur l’hormonothérapie bioidentique. ​Le RPHBQ est un organisme à but non lucratif et n’a aucun lien avec les pharmaceutiques ou les sociétés qui établissent les lignes directrices.

En favorisant le dialogue, nous visons à soutenir les femmes en leur donnant accès à des informations scientifiques et à des traitements qui les aident à améliorer leur santé, leur bien-être et leur qualité de vie, afin qu’elles soient aptes à exprimer leur plein potentiel et à contribuer pleinement à la société.​ Le RPHBQ favorise la collaboration entre divers professionnel·les de la santé en encourageant le partage d’expériences et de bonnes pratiques, et pour garantir un suivi global et intégré où les femmes occupent une place centrale au sein de l’équipe soignante.​

Le RPHBQ est formé de professionnel·les de la santé possédant une expertise en hormonothérapie bioidentique. Il vise à également à regrouper des membres allié·es comme des chercheur·euses, des étudiant·es universitaires, des patientes, des personnes travaillant dans le domaine de la santé ayant des connaissances ou des compétences en hormonothérapie sans être membres d’un ordre professionnel, ainsi que des membres contributifs comme des donateur·trices ou des groupes contribuant de façon exceptionnelle au Regroupement.​

Une approche collaborative et personnalisée

Notre approche vise à éduquer, à informer, à sensibiliser et à collaborer. Elle repose sur la rigueur scientifique et l’accessibilité de l’information. Le Regroupement favorise le partage d’expériences et de bonnes pratiques afin d’assurer un suivi global et intégré en matière de santé hormonale.

Notre engagement repose sur l’intégrité : diffuser une information scientifique valide, claire et accessible sur l’hormonothérapie bioidentique. En facilitant le transfert de connaissances entre les chercheur·euses, les professionnel·les de la santé et les femmes, nous contribuons à une meilleure compréhension des enjeux et des bénéfices de cette approche.

Notre engagement repose également sur la personnalisation des soins, en tenant compte des besoins spécifiques et des choix de chaque femme. Grâce à cette approche sur mesure, nous visons à offrir un accompagnement adapté, respectueux et éclairé.

Les informations fournies par le RPHBQ sont à visée éducative et scientifique uniquement, et ne remplacent pas une consultation médicale. Le RPHBQ ne recommande ni ne prescrit aucun traitement.

Nos valeurs

Éducation

Rendre l’information scientifique sur les thérapies hormonales bioidentiques claire et accessible. Informer et éduquer les femmes et les professionnel·les de la santé afin d’encourager les choix éclairés et une meilleure compréhension des enjeux pour leur santé et leur qualité de vie.​

Intégrité

Agir avec honnêteté, transparence et responsabilité en partageant des informations claires et crédibles. Soutenir l’adoption de pratiques basées sur des données probantes et validées scientifiquement pour garantir des approches rigoureuses.

Collaboration

Travailler en synergie avec des professionnel·les de la santé pour favoriser une approche interdisciplinaire rigoureuse et offrir un soutien optimal aux femmes. Faciliter l’échange de savoirs entre chercheur·euses, professionnel·les de la santé et femmes afin de promouvoir la compréhension et l’évolution des pratiques.​

Bienveillance

Placer le bien-être des femmes au cœur de nos actions en leur offrant des soins personnalisés et attentionnés, tout en les impliquant activement dans les décisions liées à leur santé et leurs besoins individuels, en tant que partenaires à leur traitement.​

Recherche

Promouvoir la recherche en santé de la femme dans le domaine des hormones bioidentiques.

Historique

Vers 1930, le premier traitement hormonal de la ménopause est commercialisé au Canada. Il est produit à partir d’urine de femmes enceintes, mais comme sa production coûte cher, il est remplacé, en 1941, par le Prémarin, composé d’œstrogènes extraites de l’urine de juments enceintes (œstrogènes conjugués équins) et qui est encore utilisé aujourd’hui.

Depuis la publication initiale du premier volet de l’étude WHI (utilisant les œstrogènes conjugués équins et l’acétate de médroxyprogestérone), soit le 17 juillet 2002, les conclusions alarmantes qui ont conduit à un recul massif de l’hormonothérapie ont fait l’objet de nombreuses critiques et révisions. En effet, depuis la première publication, les chercheur·euses de l’étude WHI sont revenu·es sur la quasi-totalité des affirmations négatives initiales. Ils et elles reconnaissent désormais que l’œstrogénothérapie seule, débutée avant l’âge de 60 ans, est associée à une réduction du risque de cancer du sein, à une diminution de la mortalité liée au cancer du sein, à une diminution du diabète de type 2, à une diminution du risque de fracture, à une diminution du cancer colorectal, à une diminution du risque d’infarctus du myocarde ainsi qu’à une réduction de la mortalité toutes causes confondues.

1. Tiré de : Hodis, H. N., & Mack, W. J. (2022). Menopausal Hormone Replacement Therapy and Reduction of All-Cause Mortality and Cardiovascular Disease: It Is About Time and Timing. Cancer Journal (Sudbury, Mass.), 28(3), 208–223.

Il est intéressant de constater que c’est l’association d’œstrogènes conjugués équins + acétate de médroxyprogestérone, une progesTINE, comparativement à aux d’œstrogènes conjugués équins utilisés seuls qui augmente le risque de cancer du sein.

Une augmentation relative du risque de décès dû au cancer du sein de 44 % a été observée et est presque statistiquement significative. En revanche, chez le groupe utilisant les œstrogènes conjugués équins (sans l’acétate de médroxyprogestérone), le risque de décès dû au cancer du sein était diminué de 45 % et était statistiquement significatif (données de 2017).

Aussi, les chercheur·euses ont observé une augmentation du risque de thrombose et d’embolie pulmonaire plus élevée chez les utilisatrices de l’association d’œstrogènes conjugués équins et d’acétate de médroxyprogestérone, comparativement à celles du groupe utilisant seulement les œstrogènes conjugués équins1.

Malheureusement, à cause d’une mauvaise compréhension de cette étude, une vague de peur s’en est suivie, tant chez les médecins que chez les femmes, entraînant une chute importante des prescriptions de la part des professionnel·les de la santé. Or, nous savons maintenant que dans l’hormonothérapie féminine à la ménopause, les principaux risques sont dus aux progesTINES (cancer du sein, thrombo-embolie, AVC et infarctus du myocarde) et dans une moindre mesure aux œstrogènes oraux (thrombo-embolie). Ces risques n’ont pas été démontrés pour l’estradiol-17β transdermique ni la progestérone orale micronisée.

Malgré ces données probantes, ni les femmes ni les professionnel·les de la santé n’ont été largement informé·es de ces faits, alors que les résultats initiaux de l’étude WHI avaient bénéficié d’une couverture médiatique sans précédent. Une meilleure communication serait pourtant essentielle pour permettre la reprise sécurisée de la prescription de l’hormonothérapie chez les femmes.

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