RPHBQ

À propos

Qui sommes-nous?

Le Regroupement des professionnel·les en hormonothérapie bioidentique féminine du Québec (RPHBQ) a été fondé dans le but d’offrir aux professionnel·les de la santé et aux femmes des informations fiables, pertinentes et accessibles sur l’hormonothérapie bioidentique. Le RPHBQ est un organisme à but non lucratif et n’a aucun lien avec les pharmaceutiques ou les sociétés qui établissent les lignes directrices.

En février 2023, issu d’un groupe indépendant de réflexion clinique se réunissant régulièrement pour analyser de façon critique la littérature scientifique, approfondir leurs connaissances et discuter de cas cliniques, a pris l’initiative de fonder le Regroupement en tant qu’entité distincte. Animés par le souci d’offrir une information rigoureuse, nuancée et fondée sur des données probantes, ces membres fondateur·trices (incluant des médecins) ont souhaité créer un espace structuré, indépendant et dédié à la diffusion de connaissances scientifiques en santé hormonale féminine.

En mai 2024, le RPHBQ a été officiellement constitué en organisme à but non lucratif. Les membres fondateur·trices ont alors entrepris la création du site Web en veillant à ce que l’analyse critique des publications évaluées par les pairs et l’intégrité scientifique soient au cœur de la démarche. Le RPHBQ comprend des (tels des médecins, IPSPL, pharmaciens etc.) possédant une expertise en hormonothérapie bioidentique. Il s’appuie sur des publications scientifiques évaluées par des pairs afin de garantir des informations fondées sur des données probantes.

En favorisant le dialogue, nous visons à soutenir les femmes en leur donnant accès à des informations scientifiques et à des traitements qui les aident à améliorer leur santé, leur bien-être et leur qualité de vie, afin qu’elles soient aptes à exprimer leur plein potentiel et à contribuer pleinement à la société. Le RPHBQ encourage la collaboration entre divers professionnel·les de la santé, favorisant le partage d’expériences et de bonnes pratiques, afin de garantir un suivi global et intégré où les femmes occupent une place centrale au sein de l’équipe soignante.

Il vise à regrouper également des membres alliés, ayant des connaissances ou des compétences en hormonothérapie comme des chercheur·euses, des étudiant·es universitaires, des femmes, des personnes travaillant dans le domaine de la santé, sans être membres d’un Ordre professionnel, et des membres contributifs comme des donateurs ou des groupes contribuant de façon exceptionnelle au Regroupement.

Une approche collaborative et personnalisée

Notre approche vise à éduquer, à informer, à sensibiliser et à collaborer. Elle repose sur la rigueur scientifique et l’accessibilité de l’information. Le Regroupement favorise le partage d’expériences et de bonnes pratiques afin d’assurer un suivi global et intégré en matière de santé hormonale.

Notre engagement repose sur l’intégrité : diffuser une information scientifique valide, claire et accessible sur l’hormonothérapie bioidentique. En facilitant le transfert de connaissances entre les  chercheur·euses, les professionnel·les de la santé et les femmes, nous contribuons à une meilleure compréhension des enjeux et des bénéfices de cette approche.

Notre engagement repose également sur la personnalisation des soins, en tenant compte des besoins spécifiques et des choix de chaque femme. Grâce à cette approche sur mesure, nous visons à offrir un accompagnement adapté, respectueux et éclairé.

Les informations fournies par le RPHBQ sont à visée éducative et scientifique uniquement et ne remplacent pas une consultation médicale. Le RPHBQ ne recommande ni ne prescrit aucun traitement.

Le contenu du site Web a été rigoureusement révisé par des professionel·les expérimentés dans le domaine de l’hormonothérapie et clinicien·nes reconnu·es en hormonothérapie. Cette approche permet de garantir que l’information est scientifique, actuelle et fiable, tout en restant accessible aux professionnel·les de la santé et aux femmes. Le Regroupement souhaite préciser que les informations présentées ne reflètent pas nécessairement les recommandations officielles des sociétés savantes comme la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) ou la North American Menopause Society (NAMS).

Le regroupement témoigne uniquement des données scientifiques actuelles, qui apportent des nuances aux lignes directrices existantes et parfois des éléments supplémentaires, le tout supporté par la littérature scientifique.

Il est à noter qu’une actualisation des contenus sera effectuée sur une base régulière en fonction des nouvelles données scientifiques disponibles. 

Nos valeurs

Éducation

Rendre l’information scientifique sur les thérapies hormonales bioidentiques claire et accessible. Informer et éduquer les femmes et les professionnel·les de la santé afin d’encourager les choix éclairés et une meilleure compréhension des enjeux pour leur santé et leur qualité de vie.​

Intégrité

Agir avec honnêteté, transparence et responsabilité en partageant des informations claires, crédibles et rigoureuses. Soutenir l’adoption de pratiques basées sur des données probantes et validées scientifiquement pour garantir des approches rigoureuses et nuancée. Maintenir une indépendance dans ses activités, sans influence commerciale ou institutionnelle, et prévenir toute situation de conflit d’intérêts dans l’élaboration et la diffusion de ses contenus.

Collaboration

Travailler en synergie avec des professionnel·les de la santé pour favoriser une approche interdisciplinaire rigoureuse et offrir un soutien optimal aux femmes. Faciliter l’échange de savoirs entre chercheur·euses, professionnel·les de la santé et femmes afin de promouvoir la compréhension et l’évolution des pratiques.​

Bienveillance

Placer le bien-être des femmes au cœur de nos actions en leur offrant des soins personnalisés et attentionnés, tout en les impliquant activement dans les décisions liées à leur santé et leurs besoins individuels, en tant que partenaire à leur traitement.​

Recherche

Promouvoir la recherche en santé de la femme dans le domaine des hormones bioidentiques.

Historique

Vers 1930, le premier traitement hormonal de la ménopause est commercialisé au Canada. Il est produit à partir d’urine de femmes enceintes, mais, comme sa production coûte cher, il est remplacé, en 1941, par le Prémarin, qui est composé d’œstrogènes extraits- de l’urine de juments enceintes (œstrogènes conjugués équins) et qui est encore utilisé aujourd’hui.

Depuis la publication initiale des résultats du premier volet de l’étude WHI (utilisant les œstrogènes conjugués équins et l’acétate de médroxyprogestérone), le 17 juillet 2002, les conclusions alarmantes qui ont conduit à un recul massif de l’hormonothérapie ont fait l’objet de nombreuses critiques et révisions. En effet, depuis la première publication, les chercheur·euses de l’étude WHI sont revenu·es sur la quasi-totalité des affirmations négatives initiales. Ils reconnaissent désormais que l’œstrogénothérapie seule débutée avant l’âge de 60 ans est associée à une réduction du risque de cancer du sein, à une diminution de la mortalité liée au cancer du sein, à une diminution du diabète de type 2, à une diminution du risque de fracture, à une diminution du cancer colorectal, à une diminution du risque d’infarctus du myocarde ainsi qu’à une réduction de la mortalité toutes causes confondues.

1. Tiré de : Hodis, H. N., & Mack, W. J. (2022). Menopausal Hormone Replacement Therapy and Reduction of All-Cause Mortality and Cardiovascular Disease: It Is About Time and Timing. Cancer Journal (Sudbury, Mass.), 28(3), 208–223.

Il est intéressant de constater que c’est l’association d’œstrogènes conjugués équins + acétate de médroxyprogestérone, une progesTINE, comparativement aux œstrogènes conjugués équins utilisés seuls, qui augmente le risque de cancer du sein. Une augmentation relative du risque de décès dû au cancer du sein de 44 % a été observée et est presque statistiquement significative. En revanche, chez le groupe utilisant les œstrogènes conjugués équins (sans l’acétate de médroxyprogestérone) le risque de décès dû au cancer du sein était diminué de 45 % et était statistiquement significatif (données de 2017).  

Aussi, les chercheur.euses ont observé une augmentation du risque de thrombose et d’embolie pulmonaire plus élevée chez les utilisatrices de l’association d’œstrogènes conjugués équins + acétate de médroxyprogestérone, comparativement à celles du groupe utilisant seulement les œstrogènes conjugués équins.

Malheureusement, à cause d’une mauvaise compréhension de cette étude, une vague de peur s’en est suivie, tant chez les professionnel·les de la santé que chez les femmes, entrainant une chute importante des prescriptions de la part des professionnel·les de la santé. Or, nous savons maintenant que dans l’hormonothérapie féminine à la ménopause, les principaux risques sont dus aux progesTINES (cancer du sein, thrombo-embolie, AVC et infarctus du myocarde) et, dans une moindre mesure, aux œstrogènes oraux (thrombo-embolie).  Ces risques n’ont pas été démontrés pour l’estradiol-17β transdermique et la progestérone orale micronisée.

Malgré ces données probantes, ni les femmes ni les professionnel·les de la santé n’ont été largement informé.es de ces faits, alors que les résultats initiaux de l’étude WHI avaient bénéficié d’une couverture médiatique sans précédent. Une meilleure communication serait pourtant essentielle pour permettre la reprise sécurisée de la prescription de l’hormonothérapie chez les femmes.

En novembre 2025, la Food and Drug Administration (FDA) a réexaminé le rapport bénéfice/risque lié aux traitements hormonaux de substitution à la ménopause en s’appuyant sur une réévaluation des données scientifiques. Il a été ainsi demandé de retirer les étiquettes (« black box warning ») en lien avec les maladies cardiovasculaires, le cancer du sein, la démence probable, les mentions sur le cancer de l’endomètre (sauf pour les œstrogènes systémiques seuls), ainsi que la recommandation d’utiliser la dose minimale pour la durée la plus courte.

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